|
RAPPORT DU COMITÉ ORGANISATEUR DU CONGRÈS UCIP 2007
tenu du 3 au 10 juin à l'Université Bishop’s, Sherbrooke, Canada
En juin 2005, l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC) présentait sa candidature en vue d’accueillir le Congrès UCIP 2007. Sans doute un peu audacieux pour une petite organisation de 60 membres, ce geste ouvrait la voie à une grande aventure qui connut son dénouement en juin 2007. Au terme de ce projet, à sa rencontre du 7 août 2007, le Comité organisateur dresse un bilan positif de son expérience.
1. DES FACTEURS DE RÉUSSITE
 |
|
Comité UCIP 2007
1ère rangée: Jocelyne St-Cyr, Gaëtane Larose, Pierre Bélanger, Jean Grou
2ième rangée:
Huguette Ménard, Martine Pelletier, René Aubry, Patrick Snyder, Réjean Audet, Marc Bouchard
|
1.1 LE COMITÉ UCIP 2007 Composé de dix personnes aux talents et aux compétences diversifiés, le Comité UCIP 2007 a travaillé dans la joie et l’harmonie sous la présidence de Gaëtane Larose. Devant les difficultés, liées principalement à l’incertitude financière et à l’inconnu du nombre de participants, les membres du comité ont démontré une grande solidarité. Les membres du Comité UCIP 2007 ont été sollicités pour faire partie de sous-comités, liés surtout au financement, à la liturgie et à l’accueil. Leur collaboration a été excellente, avant et durant le congrès.
Le travail de Pierre Bélanger, coordonnateur, a donné un souffle énergique à l’équipe d’organisation. Devant l’ampleur et la complexité des tâches, il a démontré compétence et professionnalisme.
Le comité UCIP 2007 s’est adjoint une quarantaine de bénévoles qui ont donné de leur temps et parfois davantage au congrès. Leur apport a été une clef importante du succès remporté en termes de satisfaction des participants et participantes.
1.2 LES PARTENAIRES : 1.2.1 La Faculté d’éthique, de philosophie et de théologie de l’Université de Sherbrooke a appuyé la mise en candidature de l’ACPC en vue du congrès UCIP 2007. Tout au long de la préparation, le doyen de la Faculté a favorisé une collaboration de son institution en déléguant deux membres au comité organisateur. Il a engagé tout le corps enseignant dans l’identification d’une problématique et d’un thème. Pendant la semaine du congrès, il a fourni des membres de son personnel pour l’animation des ateliers de discussion. M. Marc Dumas, doyen, a été conférencier ainsi que M Jean Desclos, vice-recteur et M. Guy Laperrière, professeur d’histoire. Tous les trois ont offert gratuitement leurs services. La Faculté a fait venir à ses frais le conférencier pour la conférence publique, M. Alain Crevier.
1.2.2 L’Archevêché de Sherbrooke a appuyé Mme Gaëtane Larose dans sa décision d’accepter la présidence du Comité UCIP 2007. L’Archevêché est devenu le centre des opérations. Il a fourni salles de réunions, papier, photocopieur, téléphones, collations, etc. Il a également contribué financièrement à l’opération. Mgr André Gaumond, archevêque, s’est rendu disponible à trois occasions lors de la semaine du congrès.
1.2.3 Tourisme Sherbrooke a collaboré à la mise en candidature de l’ACPC. La directrice de Tourisme Sherbrooke a participé à des réunions du comité. Elle a été disponible tout au long du projet. Tourisme Sherbrooke a fourni des dépliants promotionnels et a été présent sur les lieux du congrès. Cet organisme a facilité la préparation des activités culturelles et touristiques
1.2.4 La Compagnie de Jésus a permis à Pierre Bélanger, S.J., de mettre son temps et son expérience au service du projet durant une quinzaine de mois. Celui-ci a pu agir comme coordonnateur du congrès, en particulier pour la logistique et les relations avec les participants étrangers. Il a appuyé ou animé des comités. D’autres membres de la Province du Canada français de la Compagnie de jésus ont aussi donné un coup de main à l’accueil et au transport des participants durant le congrès.
1.2.5 Carrefour de solidarité internationale : sollicité dans les derniers mois de préparation, cet organisme a soutenu l’organisation.
1.2.6 Actions interculturelles : cet organisme a fourni une expertise et un technicien en informatique.
 |
|
Gaëtane Larose et Denis Prescott en compagnie d'invités d'honneur: Ismar de Oliveira Soares, président de l'UCIP, Mgr André Gaumond, Mme la ministre Monique Gagnon-Tremblay et Mgr John Foley
|
1.2.7 L’Aide à l’Église en détresse : en plus d’aider financièrement quelques congressistes, deux membres du personnel de L’Aide à l’Église en détresse ont participé et collaboré au congrès.
1.2.8 La pasteur Heather Thomson et Famille Marie-Jeunesse : La pasteur Thomson a facilité l’accès et les services de la chapelle St Mark. La Famille Marie-Jeunesse a collaboré à l’animation musicale des célébrations eucharistiques. Elle a également fourni deux minibus pour une excursion.
1.2.9 BOB POULIOT INC. et INPRO : ces deux entreprises de Sherbrooke ont fourni un important matériel informatique : imprimantes, fax, ordinateurs, photocopieurs.
1.2.10 Les partenaires financiers : Le fait d’appartenir à une organisation catholique a représenté une entrave quant aux possibilités de financement par les divers paliers de gouvernement. Il faut toutefois signaler une contribution du gouvernement fédéral de 5000.00$ pour la traduction et de 5 000.00$ du Ministère provincial des Relations extérieures. Il était aussi difficile d’obtenir des appuis des corporations commerciales, soit à cause du caractère catholique de l’organisation mère, soit à cause du peu de retour économique pour les entreprises.
1.2.11 LES LIEUX : Situé dans un décor champêtre, l’Université Bishop’s se distingue par son architecture du 19e siècle. Elle offre aux congressistes des locaux adéquats et rapprochés les uns des autres ce qui favorise la fraternité. D’un accès facile, la salle des conférences et le secrétariat permettaient des services efficaces. La cafétéria offrait un bon choix de menus. L’organisation n’a reçu que des compliments au sujet des lieux.
2. LE CONGRÈS : CONTENU ET PROGRAMMATION
Même si ce congrès en terme de participation est le plus petit qu’ait connu l’UCIP, le comité note la participation fidèle des congressistes aux conférences, aux ateliers et aux eucharisties.
Animation générale : Assurée par deux personnes, une femme de langue anglaise et un homme de langue française, l’animation des assemblées contribua à susciter une ambiance à la fois sérieuse et détendue. Également, lors de l’élection à la présidence de l’UCIP, l’animation a permis aux membres de l’assemblée générale de vivre ce moment important dans la vie de l’UCIP avec beaucoup de sérénité.
Conférences et conférenciers : la collaboration avec l’Université de Sherbrooke dans l’élaboration de la problématique et du thème a favorisé une présentation de conférences de calibre international. De nombreux commentaires permettent d’affirmer que les conférenciers ont été appréciés.
 |
|
Visite de congressistes à la salle de presse du quotidien La Tribune, Sherbrooke
|
2.1.3 Ateliers : Animé par du personnel de l’Université de Sherbrooke, les ateliers de discussion se sont avérés de bons lieux de partage et d’exploitation du thème. Les ateliers professionnels ( Internet, Visite à La Tribune, présentation des autochtones, etc.) ont connu du succès auprès des congressistes.
Liturgie : Les temps de prière en début de journées et les célébrations eucharistiques en fin de journée favorisaient un climat chrétien durant tout le congrès. Le fait de célébrer dans une chapelle anglicane conférait aux célébrations un véritable caractère œcuménique ce dont se réjouit le Comité UCIP 2007. Tenir un congrès catholique dans un lieu à statut anglican illustre l’audace de l’ACPC.
2.1.5 Réseau des jeunes journalistes : sous la direction de Christine Desbiens, le comité responsable des activités des jeunes journalistes a aussi fait preuve d’audace et de créativité. Les jeunes journalistes présents, malgré leur nombre restreint, ont contribué fortement à l’ambiance fraternelle du congrès. Leurs activités ( pèlerinage, journal du congrès, panel sous forme de talkshow, atelier, local des jeunes, œuvre symbolique sur la paix ) illustrent l’énergie, la créativité et l’originalité des jeunes.
2.1.6 Activités sociales et culturelles : les activités sociales et culturelles ont rassemblé plusieurs congressistes. Elles ont contribué à créer un climat de franche camaraderie. Elles favorisaient des temps de partage et d’échanges. Les commentaires des congressistes indiquent leur satisfaction à cet égard.
3. PARTICIPATION
La faible participation des pays industrialisés a mis l’organisation en danger étant donné que le nombre des congressistes payants était inférieur au nombre des gratuités. N’est-ce pas questionnant pour l’UCIP?
Le faible taux de participation, en comparaison avec les congrès antérieurs, s’explique aussi par les refus de visas par le Canada.
La participation des membres de l’ACPC est à souligner : 50% des membres de l’ACPC ont participé, entre une journée et une semaine complète.
4. DIFFICULTÉS RENCONTRÉES
4.1 Financement : Le financement d’un congrès de l’UCIP ne peut se faire sans l’obtention de subventions importantes, compte tenu du grand nombre de gratuités qu’il faut accorder à la demande de l’UCIP. Le Comité UCIP 2007 s’est heurté à des refus de la part des différents paliers de gouvernement. Les projets liés à un organisme religieux inspirent de la prudence ou de la méfiance de leur part. L’ACPC est un organisme modeste qui n’a pas le poids suffisant pour pouvoir compter sur des relations avec le monde des affaires ou le monde politique.
L’aide obtenue est venue presque exclusivement des communautés religieuses ou d’organismes d’Église. Cette situation, qui ne doit pas être propre au Canada, a contraint le Comité UCIP 2007 à prendre certaines décisions pour éviter un déficit.
Dans les pays industrialisés, l’organisation d’un congrès se finance en partie par le montant de l’inscription. En utilisant les montants de l’inscription à du financement de transport international ou pour financer les prix qu’elle accorde, l’UCIP impose aux organisations locales une charge énorme. Dans le cas du congrès de Sherbrooke, les inscriptions payantes étaient inférieures aux inscriptions gratuites. Le comité a dû vivre plusieurs semaines la tension créée par l’éventualité d’un déficit potentiel.
Les dates limite d’inscription ne sont généralement pas respectées ce qui cause des inconvénients d’organisation d’hébergement et de quantités de repas à réserver.
4.2 Choix des conférenciers : Le critère imposé par l’UCIP, qui est celui de faire participer les fédérations au choix des conférenciers nous apparaît problématique. L’Afrique a insisté pour choisir son conférencier qui ne s’est pas présenté. Le comité UCIP 2007 avait dès le départ choisi Mme Else Strivens. Du secrétariat général, on a voulu s’opposer à ce choix parce que, à un congrès antérieur, elle avait été membre d’un panel. Nous avons heureusement maintenu ce choix. Cette conférence fut très appréciée.
4.3 Activités des jeunes journalistes : Comme il n’existe pas de liste des jeunes journalistes liés à l’UCIP, il a été impossible de sélectionner et de joindre des jeunes à l’avance afin qu’ils aient une conférence durant le congrès, à l’exception de la coordonnatrice du Réseau des jeunes journalistes et d’un membre du comité organisateur. Le panel, sous forme de talkshow, a été organisé sur place, à la dernière minute, mais d’autres périodes réservées pour les jeunes n’ont pu être entièrement utilisées
4.4 Visas : Le Comité UCIP 2007 a pris, dès le départ, contact avec les autorités canadiennes. Ce fut très clair que nous n’avions pas de pouvoir d’intervention sur les lois canadiennes en matière d’émission de visas.
Les nombreux refus ont valu plusieurs commentaires peu élogieux à l’égard du Comité UCIP 2007 qui les a encaissés mais qui n’était pas responsable de cette situation.
CONCLUSION
L’ACPC se réjouit d’avoir organisé et accueilli le congrès UCIP 2007. À la suite de cet événement, les liens entre l’UCIP et l’ACPC ne pourront que s’affermir.
Plusieurs personnes, à quelques reprises, ont fait remarquer au Comité UCIP 2007 que ce congrès était modeste, surtout en regard du nombre de participants. Nous avons été les premiers à le constater mais nous considérons qu’un congrès à 200 personnes n’est pas un échec, bien au contraire. La réflexion proposée au congrès UCIP 2007 a certainement enrichi les membres de l’UCIP. Les conférenciers invités ont présenté des exposés qui méritaient d’être entendus. De nombreux articles, à travers le monde, illustrent bien la qualité des conférences et des activités offertes.
Chaque membre du Comité UCIP 2007 apprécie à sa juste valeur le fait d’avoir contribué à l’élaboration et à la réalisation d’un congrès international.
Le Comité UCIP 2007 tient à souligner l’importance d’intégrer les activités du Réseau des jeunes journalistes à l’ensemble de la programmation du congrès. Le congrès de Sherbrooke l’illustre parfaitement.
Le Comité UCIP 2007 considère avoir offert une programmation équilibrée, qui permettait d’apprécier les diverses activités et de respirer entre chacune. La contribution d’universitaires à la programmation ne fait sans doute pas partie des habitudes de l’UCIP. Une telle option, qui s’est avérée enrichissante, pourrait être considérée pour les prochains congrès.
La tenue d’un congrès dans une ville à dimension plus humaine favorise de meilleurs rapports entre les congressistes. Par contre, l’éloignement de l’aéroport représente un véritable défi quant à la gestion des déplacements.
L’hébergement sur le lieu du congrès facilite le travail des organisateurs et favorise la fraternité.
Comité UCIP 2007: René Aubry, Réjean Audet, Pierre Bélanger, coordonnateur, Marc Bouchard, vice-président, Jean Grou, secrétaire, Gaëtane Larose, présidente, Martine Pelletier, Patrick Snyder, Jocelyne St-Cyr et Huguette Ménard, trésorière
|